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Recrutement · Sales Leaders

Ton poste de Sales Leader est vacant depuis des mois ? Le problème n'est peut-être pas le marché

Gérald Chiche
CEO · Smile Talent · Ex-Indeed
25 oct. 2026 · 10 min de lecture

Ton poste de Sales Leader est ouvert depuis des mois. Ton brief est précis, tes critères sont légitimes, et pourtant personne ne signe.

Tu as peut-être déjà ta réponse : les bons profils sont rares, le marché est tendu, il faut être patient. C'est en partie vrai. Mais d'un mandat à l'autre, je vois la même chose : quand un poste de VP Sales, de Head of Sales ou de CRO reste vacant trop longtemps, le marché n'est presque jamais le seul en cause.

Cet article s'adresse aux dirigeants qui savent exactement qui ils cherchent. Et qui n'ont pas encore mesuré que, sur un marché aussi étroit, c'est aussi le candidat qui choisit.

Ce que te coûte chaque semaine de vacance

Un poste de Sales Leader vide ne se voit pas tout de suite dans les comptes. Il se voit dans tout le reste.

Le pipe avance moins vite, parce que personne ne tient la revue des deals. Le forecast devient fragile, et le board commence à poser des questions. L'équipe perd son coaching au quotidien. Le CEO reprend la casquette commerciale, au détriment du produit, de la levée ou du recrutement des autres fonctions.

Et pendant ce temps, tes meilleurs commerciaux reçoivent des appels de chasseurs. Une équipe sans direction est une équipe qui écoute ailleurs. C'est ce que j'ai décrit dans l'effet d'entraînement : au bout de quelques mois, la vacance d'un poste devient une reconstruction d'équipe.

Ce coût ne figure sur aucune ligne comptable. Il s'accumule trimestre après trimestre. Tu peux le chiffrer pour ta situation avec notre calculateur du coût de l'inaction. La plupart des dirigeants qui le font sont surpris du résultat.

L'exigence est une bonne nouvelle

Je ne vais pas te demander de baisser tes critères. Un brief précis fait gagner du temps à tout le monde. Il évite de rencontrer dix profils « intéressants » qui ne feront jamais l'affaire, et il donne au chasseur une cible claire.

Les entreprises qui savent dire « ce profil-là, pas un autre » recrutent souvent mieux que celles qui cherchent « un bon commercial ». Le problème n'est pas l'exigence. C'est ce qui se passe une fois que la cible est identifiée.

Le vrai sujet : un marché de 50 à 100 personnes

Fais le calcul. Une industrie Tech précise. Un niveau d'expérience précis. Un persona acheteur maîtrisé. Une équipe déjà construite et menée à un certain niveau. Une langue, une ville, un stade d'entreprise. Chaque critère est légitime. Ensemble, ils laissent souvent à peine 50 à 100 profils capables de répondre au brief.

Ces profils ont trois points communs. Ils sont en poste. Ils performent, sinon ils ne seraient pas dans la cible. Et ils sont sollicités en permanence par d'autres entreprises qui cherchent exactement la même chose que toi.

Ils ne répondent pas aux annonces. Ils ne cherchent pas. S'ils acceptent un premier échange, c'est par curiosité, pas par besoin. A ce moment-là, le rapport de force s'inverse : tu ne choisis plus un candidat, tu passes un entretien devant lui.

Les comportements qui font fuir les meilleurs

Ils ne viennent jamais d'une mauvaise intention. Ils viennent d'une entreprise qui se pense en position de choisir, alors qu'elle est en position de convaincre.

Le process à rallonge. Cinq, six, sept tours d'entretien, étalés sur deux mois, avec des interlocuteurs qui reposent les mêmes questions. Un Sales Leader en tire une conclusion simple : si recruter prend autant de temps ici, décider aussi.

L'entretien interrogatoire. Le candidat répond pendant une heure, sans qu'on lui présente vraiment le projet, la stratégie ou l'équipe. Il repart avec beaucoup de questions et aucune envie.

Le flou sur le package. « On en parlera à la fin. » Pour un profil sollicité ailleurs, ce silence ressemble à une fourchette basse.

La mise en situation démesurée. Un business plan de plusieurs jours, sans débrief. Les meilleurs le refusent, et ce sont justement ceux que tu voulais.

Le silence après l'entretien. Pas de nouvelles pendant deux semaines, puis un refus en trois lignes. Le marché des Sales Leaders Tech est petit. Ce candidat en parlera, et il recroisera ta route.

Ce qu'un Sales Leader regarde avant de dire oui

Un VP Sales ou un CRO évalue une opportunité comme il qualifie un deal stratégique. Il cherche des preuves, pas des promesses. Et ses questions ne sont pas celles d'un commercial.

Sa relation avec le CEO. Il va travailler avec lui tous les jours. S'il ne le rencontre qu'au dernier tour, il n'a aucun moyen de savoir si ça peut marcher. Pour lui, c'est souvent le premier critère, avant le package.

Sa place dans les décisions. Siège-t-il au comex ? Présente-t-il les chiffres au board ? Arbitre-t-il les investissements commerciaux, ou les subit-il ?

Sa liberté pour construire. Pourra-t-il recruter son équipe, choisir ses managers, revoir l'organisation ? Avec quel budget ? Un leader à qui l'on confie des objectifs sans les moyens de les atteindre refusera, ou partira vite.

La réalité du plan. Les objectifs de croissance sont-ils tenables avec l'équipe, le produit et le marché actuels ? Il le vérifiera de toute façon. Mieux vaut lui donner les chiffres que le laisser deviner.

L'histoire du poste. Pourquoi est-il vacant ? Que s'est-il passé avec le prédécesseur ? Une réponse franche rassure. Une réponse évasive inquiète.

Le package et l'equity. Il compare. Une fourchette calibrée sur le marché et annoncée tôt montre que tu as compris à qui tu parles.

Et il regarde la façon dont tu recrutes. Pour lui, ton process est un aperçu de ta culture. Un process lent, flou ou condescendant lui dit comment il sera traité une fois en poste.

Huit leviers pour donner envie sans baisser la barre

Donner envie ne veut pas dire tout accepter. Tu peux garder chacun de tes critères. Tu dois simplement assumer qu'en face, quelqu'un te choisit aussi.

1. Écris un pitch de poste, pas une fiche de poste

La fiche de poste liste ce que tu attends. Le pitch explique pourquoi un profil brillant aurait intérêt à te rejoindre : pourquoi maintenant, ce qu'il y a à construire, à quoi ressemble la réussite dans douze mois, et ce que ce poste apportera à sa carrière. Si tu ne sais pas l'écrire en dix lignes, le candidat ne le devinera pas.

2. Donne les chiffres qu'un Sales Leader veut voir

ARR et croissance, taille moyenne des deals, durée des cycles, part de l'inbound et de l'outbound, atteinte du quota dans l'équipe, budget de recrutement. Un bon leader posera ces questions de toute façon. Y répondre avant qu'il les pose crée immédiatement de la confiance. Les esquiver crée l'effet inverse.

3. Annonce le process dès le premier échange

Combien d'étapes, avec qui, dans quel délai. Puis tiens-le. Trois ou quatre étapes suffisent, y compris pour un VP Sales ou un CRO. Un process court n'est pas un process léger : c'est un process où chaque étape a un objectif clair.

4. Mets le CEO dans la boucle dès le début

Pour un poste de Sales Leader, le CEO n'est pas une validation finale. Il est l'argument principal. Un candidat qui a échangé tôt avec le fondateur repart avec une histoire à raconter. Celui qui n'a vu que des intermédiaires repart avec un process.

5. Propose une mise en situation courte et débriefée

Une mise en situation peut être très utile, à condition qu'elle ressemble au vrai poste, qu'elle tienne en un temps raisonnable et qu'elle soit débriefée. Le débrief est souvent le meilleur moment du process. C'est là que le candidat découvre comment tu travailles.

6. Donne la fourchette de package dès le départ

Pour un profil rare, une fourchette basse ne se négocie pas : elle disqualifie. Notre Baromètre Salaires Sales Tech 2026 donne les repères poste par poste, du Head of Sales au CRO.

7. Fais-lui rencontrer l'équipe

Propose au candidat d'échanger avec un ou deux commerciaux qu'il managera, sans manager dans la pièce. Peu d'entreprises osent le faire. Celles qui le font envoient un signal très fort : elles n'ont rien à cacher.

8. Donne un feedback, toujours

Même négatif, même court. Un candidat écarté avec un vrai retour reste un ambassadeur. Il pourra être ton candidat dans deux ans, ton client, ou celui qui te recommandera le bon profil.

Exigeant ne veut pas dire inaccessible

Avant de relancer ta recherche, fais un exercice simple. Reprends chaque critère de ton brief et classe-le dans l'une de ces trois catégories : indispensable, important, bonus.

Les indispensables sont rarement plus de trois ou quatre. Ce sont ceux sans lesquels la personne échouera, quoi qu'il arrive. Le reste peut se compenser par le track record, la capacité d'apprentissage ou la motivation. Ce tri ne baisse pas ta barre. Il la place au bon endroit.

Il change aussi ta façon de convaincre. Quand tu sais ce qui compte vraiment, tu peux l'expliquer au candidat. Et un candidat qui comprend pourquoi on le veut, lui, a beaucoup plus de raisons de dire oui.

Un cas réel : plusieurs mois de recherche, un CRO placé en 6 semaines

Une scale-up B2B et B2G cherchait depuis plusieurs mois un CSO capable d'évoluer vers le poste de Chief Revenue Officer. L'enjeu était lourd : doubler le chiffre d'affaires en quatre ans, avec un dirigeant membre du comex, responsable de la conquête comme de la rétention.

Nous avons commencé par un brief de cadrage sur le périmètre réel du poste et les priorités de l'année. Puis une chasse directe, sans diffusion publique, auprès de dirigeants commerciaux ayant déjà fait évoluer une organisation. Chaque profil a été évalué sur sa capacité à piloter tout le revenu et sur son aisance face au comex et au board.

Les premiers profils qualifiés ont été présentés entre le 5e et le 10e jour ouvré. Au total, 6 à 7 candidats qualifiés. Le poste a été placé en 6 semaines. Lire l'étude de cas complète.

Tu te reconnais ?
  • Ton poste de Sales Leader est ouvert depuis plus de deux mois.
  • Ton CEO ne rencontre les candidats qu'au dernier tour.
  • Le package n'a pas bougé depuis l'ouverture du poste.
  • Tu as déjà vu un finaliste choisir une autre offre.

Une seule case cochée suffit : chaque semaine qui passe te coûte du pipe et fragilise ton équipe. Parlons-en cette semaine.

Réserver 30 minutes

Ce que nous faisons chez Smile Talent

Smile Talent est un cabinet de chasse 100% dédié aux Sales et Sales Leaders de la Tech. Notre travail commence avant la chasse. Chaque mandat démarre par un kick-off avec l'équipe de chasse, enregistré pour que chaque chasseur ait le même niveau d'information sur le poste, le projet et ce qui le rend attractif.

Nos chasseurs sont d'anciens Sales de la Tech. Ils savent présenter un poste à un dirigeant commercial sollicité, parce qu'ils parlent sa langue. Ils approchent les candidats en direct, leur présentent le projet avec des arguments concrets, et les évaluent sur leur track record.

La première shortlist de 3 profils arrive en 5 jours ouvrés. Quand un candidat n'avance pas, nous demandons systématiquement un retour au client. Le poste est couvert par une garantie de remplacement de 3 mois.

Si ton poste de Sales Leader est vacant depuis trop longtemps, n'attends pas le prochain trimestre. Prends 30 minutes avec nous : on regarde ensemble ton brief, ton process et ton package, et on te dit franchement ce qui freine. Si on prend le mandat, tu as une première shortlist de 3 profils qualifiés en 5 jours ouvrés.

Un besoin en recrutement Sales Tech ?

Ton poste de Sales Leader est vacant depuis trop longtemps ? En 30 minutes, on te dit ce qui freine. Shortlist de 3 profils en 5 jours ouvrés.

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